A la Rencontre des idées et des pratiques en psychologie et psychanalyse

 

 

Présentation


Joyce AÏN,
Présidente

"Mettre la psychanalyse à la portée de tous, reste notre ambition", nous explique Joyce AÏN, la Présidente de Carrefours & Médiations et Psychanalyste elle même, Membre Adhérente de la Société Psychanalytique de Paris

« Tous nos conférenciers parlent des plus grands sujets de psychologie et de psychanalyse dans un langage compréhensible par tous. »

Depuis maintenant plus de trente ans, CarMed invite à se rencontrer au cours de débats pluridisciplinaires, conférences congrès et de formations. C'est donc toujours notre objectif car c'est cette multiplicité qui fait la richesse de la psychanalyse comme celle de notre Association...

Ce sont alors les Carrefours annuels dont tous s'accordent à dire qu'ils sont uniques en France car les seuls Congrès à réserver autant de temps de parole aux participants dans des questions aux conférenciers que pour les conférences

L'équipe de CarMed a fait le choix pour l'Année 2015 de se mettre "en jachere" et de vous proposer en ligne sur notre site de nouveaux thèmes. 

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Psychanalyse

Nous vous proposons un tableau de la psychanalyse tel qu'il se profile actuellement pour vous aider à vous y retrouver au travers des différents groupes, des langages variés et des différentes idées.
Il est primordial, pour travailler avec rigueur, de pouvoir situer un texte tant dans son contexte spatio-temporel que dans son cadre théorique de référence. Citer ou opposer des textes ou des auteurs sans tenir compte de ces paramètres provoque souvent les pires aberrations.

Il est donc nécessaire de réaliser que la psychanalyse moderne n'est pas un bloc monolithique mais qu'elle est constituée de diverses tendances
mettant l'accent sur un aspect ou un autre..

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Le Web et la Psychanalyse

Il n'y a pas d'addiction aux jeux vidéos

Les jeux vidéos sont un médiateur interessant dans le cadre du travail thérapeutique


On ne présente plus vraiment Yann Leroux sur internet, parce qu’il est l’un des rares psychanalystes à twitter et à avoir un blog. Membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, joueur invétéré, Yann Leroux s’intéresse au virtuel depuis qu’il est tombé dedans. C’est assurément son expérience de joueur qui l’a amené à porter un autre regard sur le jeu. A son exemple, des psychanalystes, et non des moindres, comme Serge Tisseron, sont de plus en plus nombreux à dénoncer l’utilisation de la notion d’addiction appliquée aux jeux vidéos. Cette position, forcément iconoclaste, nous intéresse. Et va nous permettre de mettre enfin les points sur les I. Non, les jeux, comme les passions, ne rendent pas malades. C’est plutôt le fonctionnement de notre société qu’il faut interroger…

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1 et 2 Octobre

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programme

JOURNÉES FRANCOPHONES D'ANALYSE BIOÉNERGÉTIQUE:
"DES MEMOIRES POUR LE CORPS" se sont déroulées avec succès

Organisées par le Collège Français d'Analyse Bioénergétique (CFAB)
en partenariat avec Carrefours & Médiations

Freud parlait d’ « amnésie infantile ». Certes, nous ne pouvons pas nous souvenir de notre petite enfance en faisant appel aux images et aux mots, mais notre petite enfance se rappelle à nous en s’actualisant constamment dans le présent sous forme sensori-émotionnelle, comportementale, interactionnelle.

La neurobiologie contemporaine nous offre des mémoires : des mémoires pour le psychisme et des mémoires pour le corps : notre cortex orbitofrontal, notre hippocampe, nos synapses, nos fonctions physiologiques, nos postures, nos cellules se souviennent et racontent notre histoire.
Chaque mémoire a pourtant son mode d’inscription et son mode de rappel : le mode pensé et verbal n’est qu’un seul parmi d’autres mais il ne donne pas accès à l’histoire préverbale. Celle-ci, pourtant, infiltre les systèmes d’attachement, de pensée et d’interaction chez l’enfant comme chez l’adulte.

Comment concevoir des pratiques nourries des recherches actuelles en neurosciences, en neuropsychanalyse, en analyse bioénergétique, en systémique mère-bébé, etc., pratiques qui proposent des réponses complexes qui ne sont pas réduites aux registres de la réflexion et de l’interprétation verbale. ?

Nous vous invitons aux conférences et ateliers expérientiels illustrant les réflexions et les pratiques contemporaines centrées sur les mémoires corporelles.

 

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Agenda des prochaines rencontres
Forum, Revue de Presse
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Dernier carrefour

  2010
à Toulouse

Le thème de notre dernier Carrefour d'Octobre  a été en cohérence avec les violences dont nous entendons parler quotidiennement liées sans doute à la transformation aussi radicale que rapide, que connaît notre monde qui perd ses repères, et où les nouvelles règles du jeu n’ont pas encore eu le temps d’être appliquées qu’elles sont déjà désuètes, la peur s’installe, la confiance se défait, le chacun pour soi règne dans une violence lancinante qui gangrène tout le corps social.

C’est un environnement propice à des violences souterraines, insidieuses, rampantes… entre violence réactive et désespoir social… Se propagent alors des relations "en faux" où la confiance n'est plus possible en famille ou l’entreprise, l’état et la religion.

"Notre société n'aime pas les enfants"*, car on observe "des formes de maltraitances généralisees contre des enfants comme première cause des violences", par non reconnaissance de leurs besoins spécifiques.

Dans un tel contexte, le psychothérapeute ne peut ignorer l’environnement social de ses patients : à la souffrance psychopathologique se joint une souffrance sociale multiforme. Ne peut on se demander si les "psys" ne sont pas devenus des thérapeutes de la crise de la société, diagnostiquant l’absence d’avenir comme le mal tenace de notre temps ; le manque de futur serait l’entrave aux capacités de subjectivation…

Pourtant la colère des mouvements sociaux, parfois violents, n'est elle pas au service d'une sorte de construction d'un vouloir "être ensemble" ? Et la violence, dite "fondamentale", mais "probablement fondatrice", participe aussi de la structuration du sujet. N'est elle pas lors au service d'une survie psychique ?

Avec la participation de :
Joyce AÏN, Catherine AMOYAL, Gérard BONNET, François ESTIVALS, Bernard GOLSE, Philippe GUTTON, Pierre MOLINIER, Tobie NATHAN, Nicole RAMAGE, René ROUSSILLON, Jean Luc SUDRES et Chantal ZAOUCHE...

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Rencontres précédentes

Jeudi 14 Janvier 2010 : Daniel AJZENBERG
[Psychiatre Psychanlyste Membre de la SPP Expert auprès des Tribunaux].

"Une violence qui ne se dit pas"

Il sera évoqué la souffrance non seulement des abus sexuels de toutes sortes mais aussi les violences
en famille : enfants écartelés dans les séparations de couple, manipulation des enfants et certaines
constructions sadiques dans les fratries.
Au-delà des ces quelques pistes on peut parler de différentes violences, par exemple la violence
éducative actuelle par manque d’interdit.
Comme à son habitude Daniel AJZENBERG nous fera part de l’aspect émotionnel contre transférentiel
de ses approches.


Jeudi 10 Février 2010 : Yann Leroux
[Psychologue spécialiste des blogs sur Internet].

"Violence en ligne"

Les mondes numériques sont devenus un espace quotidien pour un nombre toujours plus grand de
personnes. La violence peut y être particulièrement brutale pour plusieurs raisons. Ils prédisposent
à la désintrication : on est ici et là-bas, en lien sans l’être tout à fait, dans des espaces qui n’ont pas
de lieux. Ensuite, ils prédisposent à une certaine désinhibition : seul devant son écran on peut être
amené a faire des choses que l'on ne ferait pas par ailleurs. Enfin, ces mondes sont aussi des espaces
dans lesquel nous avons à organiser le lien à l'autre. Partout, nous sommes jetés les uns avec et
contre les autres ce qui peut donner lieu à des modalités de liens parfois empreints d'emprise et de
violence. Violences en ligne abordera ces différents aspects de la vie en ligne à partir d'exemples.


Jeudi 4 Mars 2010 : Gérard Ostermann
[Psychiatre Professeur de Thérapeutique Psychothérapeute].

"L'anorexie: un corps en trop"

Comment comprendre cette violence infligée à soi-même chez ces jeunes filles ou jeunes femmes qui
ont pourtant tout pour plaire ?
Quelle est la fonction de ce comportement autodestructeur si ce n’est précisément de les rassurer de
leur donner l’impression d’être maitresses de leur destin.Tout excès cache son contraire que l’on
retrouve dans le couple infernal anorexie/ Boulimie
• Clandestinité de l'auto violence anorexique ou boulimique qui peut signer la répétition d'autres
violences subies autrefois et déniées, en particulier des violences non dites aux parents ou à l'un
des deux quand l'auteur de la violence est l'autre
• Explosion quand la violence se manifeste par une tentative de suicide
Cette souffrance en actes sur le corps est en effet en attente de décodage par l’autre c'est-à-dire
par l’adulte, le soignant : c’est clairement une souffrance en attente de rencontre.


Jeudi 8 Avril 2010 : Gérard Pirlot
[Psychiatre Psychanalyste Membre de la SPP
Professeur à l’Université Toulouse le Mirail].

"Les violences froides post modernes"

Notre société expose ses sujets non à des violences physiques (guerres) mais à des formes de
violences que nous qualifierons de "froides" : chômage, perte des grande structures symboliques
(états, idéologies,famille) pourvoyeuse de désarroi; perversion narcissique et harcèlement moral
entrainant des somatisations; dysqualification de la pensée de l'enfant occasionnant ultérieurement
des constructions état-limite; injonction au bonheur, aboutisant à un paradoxe (contrainte/bonheur);
nécessaire "réussite" pour soi-même entrainantdépression et dévalorisation de soi si le but n'est
pas atteint.
Peu détectables au quotidien car "immergées"dans un "mode de pensée" conformistes, hédoniste
et consummériste, ces violences froides, issues de"traumatismes froids", donnent des pathologies
en faux-self, états-limites, activent la quête de sensations(jeux vidéo, addictions, etc..) entraînant
des difficultés à mentaliser (hyperactivité de l'enfant avec trouble de l'attention), ceci au mépris de
la nécessaire stabilité, limite et sécurité que demande le psychisme pour se
développer et fonctionner.


Jeudi 6 Mai 2010 : Robert Faury
[Pychologue clinicien, Psychothérapeute Analyste bioénergéticien, Praticien EMDR,
Chargé d’enseignement à l’Université Toulouse le Mirail].

"De la violence aveugle à la saine affirmation de soi:
tout un apprentissage"


Pourquoi tant de mépris si souvent affiché vis à vis de la pulsion agressive ? Si celle-ci existe au
plus profond des gènes de chaque être vivant, du plus rudimentaire comme l’amibe au plus
développécomme l’homme,c’est bien qu’elle doit avoir son utilité dans la survie des espèces et
dans la perpétuationde la vie elle-même.
L’être humain souhaite s’élever au-dessus de la nature, soit ! Pour autant, peut-il se dispenser,
renier ou renoncer à cette pulsion agressive sans se mettre en danger ? Ne doit-il pas plutôt,
tout en restantrelié à sa nature,éduquer cette pulsion afin de lui donner une visée constructive
et structurante,tant dans une dimension individuelleque sociale ?
De quels outils dispose alors le thérapeute psycho-corporel pour permettre cet apprentissage
et commentpeut-illes utiliser ?

Jeudi 18 Novembre 2010 : Alain Roucoules
(Psychothérapeute, Formateur, Ancien Directeur des Etudes de l'I.S.S)

"Sanction-punition La Réparation"
ou comment sortir du répressif ?


En 1764 Césare Beccaria, juriste et philosophe, dans un ouvrage « Des délits et des peines »,
interroge la disproportion des châtiments lors de peines, dénonce la cruauté de certaines peines
et prône pour qu’elles soient le moins sévère possible, argumentant que ni la lourdeur de la peine
ni sa fonction d’exemple n’ont montré leur utilité. Il ouvre le débat qui depuis ne cesse d’opposer
les tenants du répressif et ceux du préventif.

La question de la peine lors d’actes délictueux n’a de cesse d’interroger les pratiques sociales,
d’inciter à produire des expériences dans le champs des pratiques éducatives et pédagogiques
(comme les Pédagogies Non Punitives) qui tentent de réduire les processus de punition,
les mouvements répressifs et d’exclusions des enfants et des adolescents aux comportements
difficiles dit violents. es approches imprègnent aussi de manière plus large le champ de l’éducation.

Nous tenterons de soutenir que la réparation est un acte de sanction qui peut s’inscrire dans une
pratique éducative et peut participer d’un processus de réhabilitation narcissique avec des publics
pour qui la seule punition est une violence.

Jeudi 9 Décembre 2010 : François Estivals
(Psychothérapeute, Accompagnateur Bénévole en soins palliatifs)

"Face à la violence de la maladie et de la mort
l'accompagnement en soins palliatifs"

Sujet difficile mais indispensable à aborder
La présence et le lien comme une réponse possible à la violence

Une écoute et un soutien, au domicile ou en institution,
pour les patients et leurs familles dans une démarche interdisciplinaire


De 20h30 à 22h30 à l'Espace du Sénéchal -
17 rue de Rémusat - 31 TOULOUSE
Participation de 10 €.

Dernière rencontre


Le jour où je me suis aimé pour de vrai
J'ai compris qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place,
Au bon moment. Et alors j'ai pu me relaxer
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle…l'Estime de Soi

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai pu percevoir que mon anxieté et ma souffrance émotionnelle n'étaient
Rien d'autre qu'un signal lorsque je vais à l'encontre de mes convictions.
Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Authenticité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de vouloir une vie différente
et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive contribue à ma croissance personnelle
Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… la Maturité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à percevoir l'abus dans le fait de forcer une situation ou une personne dans le seul but d'obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment… Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui n'était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début ma raison appelait ça de l'égoisme…
Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Amour propre

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J'ai cessé d'avoir peur du temps libre et j'ai arreté de faire des grands plans, j'ai abandonné les méga projets du futur. Aujourd'hui je fais ce qui est correct, ce que j'aime quand cela me plait et à mon rythme;
Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… la Simplicité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J'ai cessé de chercher à avoir toujours raison et je me suis rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé. Aujourd'hui j'ai découvert… l'Humilité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui, je vis au présent, la où toute la vie se passe et cela s'appelle… la Plénitude

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci c'est le … Savoir Vivre

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter:
Du chaos, naissent les étoiles

Charlie Chaplin (mais j'aurais aimé l'avoir écrit, dit Caro !)


DERNIERE SOIREE THEATRALE DANS LA REGION


Jeudi 13 Septembre 2012: "Famille, je vous Haime"


La Compagnie nantaise Contes à Rebours est venue jouer à Saint Jean !

Quatre comédiens sur le plateau, de la musique en live,
pour un huit clos alliant comédie et tragédie autour du secret de famille.

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La Lettre du Mois

Parents toxiques: comment échapper à leur emprise?

Par Caroline Franc Desages
publié le 26/10/2014 à 21:00, mis à jour le 27/10/2014 à 13:32


Difficile de se construire lorsqu'on a été victime de parents dits "toxiques", qu'ils aient été violents physiquement, psychologiquement, absents ou trop intrusifs. Témoignages et conseils pour se défaire de leur emprise.
Zoom moins Zoom plus

Culpabilisation, violences psychologiques ou physique...

Difficile de se libérer de l'emprise de parents toxiques.

Depuis des mois, Sophie garde dans son sac cette lettre pour sa mère, sans parvenir à la lui donner. Dans cette missive, elle tente,en pesant chacun de ses mots, d'exprimer le mal que lui font et lui ont fait ses remarques nombreuses et répétées sur son poids et celui de son futur mari, son manque d'ambition professionnelle ou financière. "Je suis tout à fait prête à oublier toutes ces petites phrases un peu mesquines que tu m'as dites (...) mais j'aimerais tellement que tu puisses être juste heureuse pour moi" supplie la jeune femme. Un souhait légitime et qui peut paraître évident, mais qui lorsqu'on a la malchance d'avoir un père ou une mère "toxique"relève souvent de la pure utopie.
Pourquoi certains parents ne semblent pas capables d'aimer "suffisamment" comme le préconise le psychologue Donald Winnicott? Comment comprendre et accepter les comportements de ces géniteurs malveillants, intrusifs ou violents et surtout comment se construire sans ces repères d'amour parental? Voici, avec l'aide de la psychothérapeute Béatrice Voirin, quelques pistes de réflexion.

Un parent toxique est incapable d'apporter du soutien à son enfant

"Un parent toxique, c'est un parent qui a été dominateur, critique, méprisant, manipulateur ou plus simplement démissionnaire et incapable d'offrir le moindre soutien à son enfant. Ces parents ne sont pas forcément coupables de sévices ou d'abus sexuels", définit au préalable la psychothérapeute. Attention, glisse-t-elle, "on est tous un jour ou l'autre des parents "toxiques". Nous ne sommes que des êtres humains! On peut avoir des problèmes et s'emporter contre son enfant de façon excessive. On peut ne pas être disponible de temps à autre. Mais la plupart des enfants sont capables de s'accomoder de ces coups de colère, de ces manques, occasionnels tant qu'ils reçoivent leur dose d'amour et de compréhension."
Autrement dit, il faut faire la différence entre une parole malheureuse prononcée sous le coup d'une grande fatigue ou d'un énervement que toute mère ou tout père a pu ressentir un jour et la récurrence de critiques comme celles relevées par Sophie dans sa lettre: "t'es-tu rendu compte du regard de la vendeuse quand tu lui as dit que je perdrais un peu de poids pour le mariage? Elle était sidérée! A chaque fois que tu me demandes si je comptemaigrir (tu me l'as demandé trois fois depuis l'annonce du mariage), je te réponds que "oui, bien sûr, j'y compte bien". Mais qu'est-ce que ça me fait mal de te répondre cela, parce que moi je ne me trouve pas si grosse!"

Culpabilisation, violences verbales, absence de mots d'amour...

"Cette femme que j'aime tant, je la déteste tout autant", avoue quant à elle Ava, 42 ans. "J'ai du toute mon enfance prendre soin d'elle, subir son chantage affectif, veiller à ce qu'elle ne sesuicide pas. Lorsque je suis devenue anorexique et que le médecin l'a alertée, je pesais alors 36 kilos, sa première réaction a été de m'accuser de faire ça contre elle. Avec elle, tout passe par laculpabilisation, le monde entier lui fait mal, mais jamais autant que ses enfants. Il est impossible de la contenter, et ça c'est vraiment très très dur, même aujourd'hui".
Les témoignages comme ceux de Sophie et Ava sont légion. "Mon père est très violent verbalement et ma mère ne m'a jamais prise dans ses bras ni dit "je t'aime". Je me suis construite sur l'idée que j'étais un monstre pas aimable, que les autres étaientdangereux", confie pour sa part Sandrine. Et toujours cette même interrogation: comment faire pour sortir de ce ressentiment et parvenir à vivre sans ce capital d'amour parental ?

Pardonner pour aller mieux, pour ne plus être "victime"

"Il faut intégrer que malheureusement, le ou les parents toxiquesne changeront pas d'un coup de baguette magique", répond Béatrice Voirin. "il ne faut pas avoir d'espoir illusoire à ce sujet, en revanche on peut couver l'espoir réaliste, celui-ci, de se détacher de leur influence destructrice." "Ces parents ont des comptes à rendre sur ce qu'ils ont fait subir à cet enfant, ils ont leur part deresponsabilité et l'enfant n'est pas responsable de ce qu'on lui a fait alors qu'il était un enfant sans défense", insiste la psychothérapeute. Mais, ajoute-t-elle, "l'adulte qu'est devenu cet enfant est responsable des décisions positives qu'il pourra prendre à partir de maintenant pour surmonter ces "expériences"".

"C'est ce que j'appelle "le pardon non judeo-chrétien" le pardon égoiste, juste pour soi, pour aller mieux", résume-t-elle: "je ne suis pas responsable de ce que tu m'as fait subir "avant" mais à partir de maintenant je te "pardonne" et je décide que je serai responsable de ma vie future et que tu n'auras plus de pouvoir sur elle ". En bref, ne plus être une victime.

"Etre dans la réponse et non dans la réaction"

Par ailleurs, suggère Béatrice Voirin, "chercher l'intention positive de ses parents (et parfois ce n'est pas simple) ou leurscirconstances atténuantes ne changent pas l'histoire mais aide à augmenter son libre-arbitre et à faire de nouveaux choix meilleurs pour sa vie future". Un travail dont il faut accepter le "prix émotionnel": "à partir du moment où l'on se débarrasse de ses défenses en exprimant son besoin, son mal-être, on fait forcément surgir des sentiments de rage, d'angoisse, de douleur et surtout dechagrin", analyse la psychologue.

Pour que cette démarche porte ses fruits, il est important selon Béatrice Voirin d'être dans "la réponse plutôt que la réaction". "On agit par réaction quand on se sent agressé ou menacé émotionnellement. Si l'on reste dans la "réaction" on reste dépendant de l'approbation de l'autre, le parent toxique, on lui donne un pouvoir considérable! Mais si l'on répond simplement, on est conscient de nos émotions, on les respecte mais on ne les laisse pas nous mener à des actes impulsifs", décrypte-t-elle. Autrement dit, ne plus chercher à se justifier, "non ce n'est pas vrai, je ne suis pas méchante, je ne suis pas ingrate ...etc " mais affirmer son ressenti, dire les choses telles qu'on les ressent: "je suis quelqu'un qui vaut la peine, j'en suis aujourd'hui convaincue et me suis désormais débarrassée de cette image que tu m'as donnée de moi".

Autre option: choisir de baisser les armes

Parfois, la réponse peut aussi consister à ne plus argumenter, àbaisser les armes. "Il y a une grande différence entre choisir de capituler devant ses parents parce qu'on a examiné toutes les alternatives et que l'on décide que l'on n'est pas pret pour le combat et capituler automatiquement parce que l'on se sent faible. Effectuer ce choix signifie faire un pas vers une prise deconscience et du coup mettre à distance mécaniquement ses parents toxiques", explique encore Béatrice Voirin.

Un choix qui ressemble à celui qu'a fait Sophie et qui explique sans doute qu'en dépit de cette mère critique et intrusive, la jeune femme ait trouvé le bonheur et l'amour avec un grand A. "Je n'ai peut-être pas la vie que tu voulais que j'aie, le boulot que tu voulais que j'aie, peut-être pas le fiancé que tu voulais, peut-être pas le mariage que tu espérais. Mais je suis heureuse, maman. Je suis heureuse parce que j'ai fait mes choix, en toute connaissance de cause", conclut-elle dans cette lettre qu'elle ne lui donnera peut-être jamais, mais qui par sa simple existence montre la capacité derésilience de chaque être humain, même privé de ce si précieux sentiment d'avoir été "suffisamment aimé".
Parfois, seule la distance apaise

Dans les cas extrèmes, conclut toutefois la psychothérapeute, s'appuyant sur cette phrase de la psychologue Maryse Vaillant: "il y a des blessures qui creusent des trous qui ne se referment jamais". "Pour moi, la seule façon de se défaire de leur emprise, c'est hélas qu'ils décèdent", confirme Vanessa en évoquant ses parents. "Et encore, ils laissent des cicatrices". "Dix ans que je n'ai pas revu ma mère qui a, entre autres, commis sur moi desviolences psychologiques et fermé les yeux sur son compagnonincestueux", raconte Lila. "Ma fille sait qu'elle existe mais ne l'a jamais vue. Après des années de doutes, je suis sûre aujourd'hui que je n'avais pas le choix". "Certaines familles ne sont pas bonnes pour nous et il vaut mieux les quitter", conclut Béatrice Voirin, constatant qu'en effet, dans certaines circonstances, "seule la séparation apaise".

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/psycho/parents-toxiques-comment-echapper-a-leur-emprise_1614684.html?xtor=EPR-5013-[20141028_44_camp_edito_styles_parents_toxiques_echapper_000TCM]-20141028-[__Lire_la_suite__002H1HO]-[RB2D106H001E8D20]-20141028020400#VU5BRM7FDQoEwd7Q.99

 

 

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Brèves

 

Sortie du magnifique CD de Henri Barda au piano
Johannes Brahms (1833–1897)
Klavierstücke, op. 76
Caprice en fa dièse mineur - Caprice en si mineur - Intermezzo en la bémol majeur - Intermezzo en si bémol majeur - Caprice en ut dièse mineur
Ludwig van Beethoven (1770–1827)
Sonate pour piano n° 28 en la majeur, op. 101
Frédéric Chopin (1810–1849)
Barcarolle en fa dièse majeur, op. 60
Ballades N° 1 en sol mineur, op. 23 - N° 2 en fa majeur, op. 38 - N° 3 en la bémol majeur, op. 47 - N° 4 en fa mineur, op. 52
Henri Barda, piano


Henri Barda est le secret le mieux gardé du piano français. Dans les années 70, la parution de son album des Sonates 2 et 3 de Chopin chez Calliope, porté aux nes par la Tribune des critiques de disques sur France Musique, avait créé la sensation. D'ou pouvait donc bien venir ce discours musical si puissant et si doux, si évident et si convaincant ?

On avait oublié ce type de piano, en ces années où la course à la technicité, engagée par la version Pollini / DG juste publiée alors des Etudes de Chopin, militait pour une foutue modernité qui a conduit à cet insupportable "pianisme international" sans chair et sans saveur qui a commis tant de desastres. Les années 80 et 90, grâce aux innombrables rééditions discographiques d'enregistrements anciens, nous ont permis de lever le voile sur le passé, et de découvrir que le piano tel qu'on le jouait et l'enseignait fin-XIXè début XXè n'était pas ce genre larmoyant, rubatisé n'importe comment qu'on nous avait décrit, mais un Art où avaient excellé des artistes majeurs, instrumentistes supérieurs et personnalités imaginatives si libres.

Pourquoi cette évocation ?

Parce que Henri Barda, qui a grandi au Caire, y a connu l'enseignement d'un certain Ignaz Tiegerman (1893–1968).
D'abord élève de Leschetizky, Tiegerman a surtout eu comme Maître Ignaz Friedman, qu'il considérait comme son mentor. Et Friedman a un jour declaré que Tiegerman était le plus grand talent avec qui il avait jamais travaillé. Pour beaucoup, Tiegermann fut un artiste qui n'avait d'égal que Vladimir Horowitz. Ces enregistrements, pour la plupart précaires, ont tous été réédités par le label Arbiter au cours des dernières années.
La santé fragile de Tiegerman le conduisit à passer une grande partie de sa vie au Caire, où il fut donc le professeur de Barda, mais aussi de l'intellectuel palestinien Edward Saïd, cher ami de Barenboïm avec lequel il a signé deux livres, de Mario Feninger ou du Prince Hassan Aziz Hassan.

Voilà donc, d'ou venait la manière, le son, la liberté d'allure de ce Henri Barda découvert avec ses sonates de Chopin. Henri Barda qui nous revient avec cet album SISYPHE consacré à Brahms, Beethoven et Chopin, enregistré au Japon... où il est une véritable vedette !

(c) Abeille Musique AMCD SARL. Tous droits réservés.

Vous pouvez le commander sur le site de l’éditeur www.abeillemusique.com/sisyphe

 

Resixlience : Indice Libre de Resilience Locale/ Pic Pétrolier

Projet de recherche libre pour un indice d'évaluation global de la résilience locale / pic pétrolier. Méthodologie simple et pérenne d'évaluation de la résilience territoriale d’une collectivité et de sa dépendance au pétrole.

Pierre Aïn travaille avec Benoit Thevard, au projet "d’aider les citoyens et les élus locaux à cheminer ensemble, à parler le même langage et à s’apporter mutuellement leurs forces complémentaires en les accompagnant dans la sensibilisation, l’évaluation de leur résilience territoriale face au pic pétrolier et l’évolution vers la transition".
Depuis 2010, ils travaillent sur une méthodologie simple et pérenne d'évaluation de la résilience territoriale d’une collectivité et de sa dépendance au pétrole.
Ce blog est le carnet de laboratoire du projet de recherche libre pour un indice d'évaluation globale de la résilience locale face au pic pétrolier.

CarMed vous invite à critiquer, modifier, diffuser ce travail qui ne peut réellement avoir de sens que s’il est partagé !

http://www.resixlience.fr/

Joyce AÏN:
« Réminiscences, entre mémoire et oubli...
»

Préface de Boris Cyrulnik

Dans le processus de permanence de notre identité, la mémoire et ses réminiscences assurent la continuité de notre histoire. Corrélation et interaction entre passé et présent, la réminiscence est-elle une image qui fait effraction ? Une sensation qui s'impose, tel un goût de « madeleine » ? Une émotion connue mais inconnue qui revient quand on ne l'attend pas ?

Les réminiscences s'inscrivent dans le cours de la vie et dans le cours du processus thérapeutique comme des signes informatifs ou des signaux d'alerte, d'où qu'ils viennent. Elles nous indiquent comment les traces sensorielles et émotionnelles, déjà présentes chez le fœtus, organisent le développement normal ou le fixent sur un mode pathogène ou traumatique, vont et viennent, s'absentent parfois pour toujours. Mais elles nous indiquent aussi un possible chemin vers la résilience...

Cet ouvrage propose un débat d'idées stimulant autour de ces questions de réminiscences, mémoire et oubli : réflexions psychanalytiques, hypothèses cliniques, pratiques thérapeutiques aux confins du corps et du psychisme, du préverbal et du verbal, du bébé et de l'adulte, de l'individuel et de l'interpersonnel, de la souffrance et de la résilience.

http://www.carmed.fr/page-208-Reminiscences.htm


Tobie Nathan:
« La nouvelle interprétation des Reves
»

Le rêve, signal d'alerte. Un siècle après L'Interprétation des rêves (1899) de Freud, il peut sembler audacieux d'en proposer une version ''nouvelle'': Par Frédéric Keck, Le Monde du 12/05/2011 PSY EN MOUVEMENT n° 12052011

Un siècle après L'Interprétation des rêves (1899) de Freud, il peut sembler audacieux d'en proposer une version "nouvelle". Le défi est brillamment relevé par Tobie Nathan, et permet de mesurer l'innovation que constitue l'ethnopsychiatrie. Cette discipline, qu'il a fondée à la suite de Georges Devereux (1908- 1985), propose en effet de traiter les troubles mentaux à partir de la culture des patients. Elle substitue au discours savant sur l'inconscient un dispositif d'enquête collective sur les êtres qui apparaissent dans le trouble. Conséquence : là où la psychanalyse voit dans le rêve un ensemble de symboles à décoder, l'ethnopsychiatrie décèle un signal d'alerte appelant une forme de prédiction.


Boris Cyrulnik:

« Et mourir de dire: la honte
»


C'est ce "théâtre intime" de la honte qu'explore ce nouveau livre de Boris Cyrulnik, honte d'être trop gâté par la vie ou trop pauvre, honte de ce qu'on a fait ou de ce qu'on n'a pas eu le courage de faire...

Comme d'habitude depuis quinze ans, pourrait-on dire. Voix grave, lente et rassurante, Boris Cyrulnik a écoulé plus de 1,5 million d'exemplaires de ses différents ouvrages, éditions de poche comprises . Ils ont été traduits dans une bonne quinzaine de langues: le coréen, le serbe, le roumain, le suédois, l'allemand… Ils remportent le même succès aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou dans les pays arabes.


Dominique Yufera
« J'suis prête
»

" J'suis Prête ! " Titre ambigu, attisant la curiosité.
Le lecteur éventuel feuillettera quelques pages et prendra des bribes de la vie Camille en pleine figure : "un récit de vie contemporaine, rien de bien difficile."

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Rencontres psy

Rencontres 2012

Mercredi 18 Janvier 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La Tosca (Pucini)"

Mercredi 25 Janvier 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La flute enchantée (Mozart"

Mercredi 1er Février 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La Boheme (Pucini)"

Mercredi 8 Février 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La Traviata (Verdi)"

 

De 20h30 à 22h à l'Institut Huguette Fromentin
27 Bld des Minimes (près Etap Hotel)- 31 TOULOUSE
Code d'entrée 48 18

Participation de 6 € (la première conférence est gratuite)



Historique:

L’Institut musical Huguette Fromentin est né sous l’impulsion d’Emilio Varela da Veiga,
qui n’a de cesse de partager et transmettre sa passion pour la musique.

Musicien, musicologue, conférencier, chef d’orchestre, il met à profit sa grande expérience
de l’enseignement et de la scène (notamment avec le groupe dont il est le fondateur,
Take Five Orchestra), pour développer une pédagogie mettant la musique à la portée de tous.

Conférences:

Emilio Varela da Veiga propose des cycles de conférences sur la musique et son histoire:
Opéra, Musique classique, Jazz, Musiques d’ailleurs.

Dans le but de développer une culture musicale et permettre à l’auditeur
de mieux appréhenderet apprécier les oeuvres, celles-ci sont analysées et expliquées,
et l’histoire des compositeurs évoquée.

Projection video, écoute commentée des oeuvres, tout est mis en oeuvre
pour une bonne compréhension des thèmes abordés.

 

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haut de page La Source - 26 chemin du Bessayré - 31240 SAINT JEAN
Tél. (33) 05.61.74.23.74 / Fax : (33) 05.61.74.44.52 / Mail :