A la Rencontre des idées et des pratiques en psychologie et psychanalyse

Nous avons la grande tristesse de vous annoncer le décès du grand psychanalyste André Green, dimanche dernier

Présentation


Joyce AÏN,
Présidente

"Mettre la psychanalyse à la portée de tous, reste notre ambition", nous explique Joyce AÏN, la Présidente de Carrefours & Médiations et Psychanalyste elle même, Membre Adhérente de la Société Psychanalytique de Paris

« Tous nos conférenciers parlent des plus grands sujets de psychologie et de psychanalyse dans un langage compréhensible par tous. »

Depuis maintenant plus de vingt cinq ans, CarMed invite à se rencontrer au cours de débats pluridisciplinaires, conférences congrès et de formations. C'est donc toujours notre objectif car c'est cette multiplicité qui fait la richesse de la psychanalyse comme celle de notre Association...

Ce sont alors les Carrefours annuels dont tous s'accordent à dire qu'ils sont uniques en France car seuls Congrès à réserver autant de temps de parole aux participants dans des questions aux conférenciers que les conférences

L'équipe de CarMed a fait le choix pour l'Année 2012, de se mettre "en jachère", et vous proposer de nouveaux thèmes en ligne, dans les pages de notre Site

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Boris Cyrulnik

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Psychanalyse

Nous vous proposons un tableau de la psychanalyse tel qu'il se profile actuellement pour vous aider à vous y retrouver au travers des différents groupes, des langages variés et des différentes idées.
Il est primordial, pour travailler avec rigueur, de pouvoir situer un texte tant dans son contexte spatio-temporel que dans son cadre théorique de référence. Citer ou opposer des textes ou des auteurs sans tenir compte de ces paramètres provoque souvent les pires aberrations.

Il est donc nécessaire de réaliser que la psychanalyse moderne n'est pas un bloc monolithique mais qu'elle est constituée de diverses tendances
mettant l'accent sur un aspect ou un autre..

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Le Web et la Psychanalyse

Il n'y a pas d'addiction aux jeux vidéos

Les jeux vidéos sont un médiateur interessant dans le cadre du travail thérapeutique


On ne présente plus vraiment Yann Leroux sur internet, parce qu’il est l’un des rares psychanalystes à twitter et à avoir un blog. Membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, joueur invétéré, Yann Leroux s’intéresse au virtuel depuis qu’il est tombé dedans. C’est assurément son expérience de joueur qui l’a amené à porter un autre regard sur le jeu. A son exemple, des psychanalystes, et non des moindres, comme Serge Tisseron, sont de plus en plus nombreux à dénoncer l’utilisation de la notion d’addiction appliquée aux jeux vidéos. Cette position, forcément iconoclaste, nous intéresse. Et va nous permettre de mettre enfin les points sur les I. Non, les jeux, comme les passions, ne rendent pas malades. C’est plutôt le fonctionnement de notre société qu’il faut interroger…

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1 et 2 Octobre

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programme

JOURNÉES FRANCOPHONES D'ANALYSE BIOÉNERGÉTIQUE:
"DES MEMOIRES POUR LE CORPS" se sont déroulées avec succès

Organisées par le Collège Français d'Analyse Bioénergétique (CFAB)
en partenariat avec Carrefours & Médiations

Freud parlait d’ « amnésie infantile ». Certes, nous ne pouvons pas nous souvenir de notre petite enfance en faisant appel aux images et aux mots, mais notre petite enfance se rappelle à nous en s’actualisant constamment dans le présent sous forme sensori-émotionnelle, comportementale, interactionnelle.

La neurobiologie contemporaine nous offre des mémoires : des mémoires pour le psychisme et des mémoires pour le corps : notre cortex orbitofrontal, notre hippocampe, nos synapses, nos fonctions physiologiques, nos postures, nos cellules se souviennent et racontent notre histoire.
Chaque mémoire a pourtant son mode d’inscription et son mode de rappel : le mode pensé et verbal n’est qu’un seul parmi d’autres mais il ne donne pas accès à l’histoire préverbale. Celle-ci, pourtant, infiltre les systèmes d’attachement, de pensée et d’interaction chez l’enfant comme chez l’adulte.

Comment concevoir des pratiques nourries des recherches actuelles en neurosciences, en neuropsychanalyse, en analyse bioénergétique, en systémique mère-bébé, etc., pratiques qui proposent des réponses complexes qui ne sont pas réduites aux registres de la réflexion et de l’interprétation verbale. ?

Nous vous invitons aux conférences et ateliers expérientiels illustrant les réflexions et les pratiques contemporaines centrées sur les mémoires corporelles.

 

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Agenda des prochaines rencontres
Forum, Revue de Presse
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Dernier carrefour

  2010
à Toulouse

Le thème de notre dernier Carrefour d'Octobre  a été en cohérence avec les violences dont nous entendons parler quotidiennement liées sans doute à la transformation aussi radicale que rapide, que connaît notre monde qui perd ses repères, et où les nouvelles règles du jeu n’ont pas encore eu le temps d’être appliquées qu’elles sont déjà désuètes, la peur s’installe, la confiance se défait, le chacun pour soi règne dans une violence lancinante qui gangrène tout le corps social.

C’est un environnement propice à des violences souterraines, insidieuses, rampantes… entre violence réactive et désespoir social… Se propagent alors des relations "en faux" où la confiance n'est plus possible en famille ou l’entreprise, l’état et la religion.

"Notre société n'aime pas les enfants"*, car on observe "des formes de maltraitances généralisees contre des enfants comme première cause des violences", par non reconnaissance de leurs besoins spécifiques.

Dans un tel contexte, le psychothérapeute ne peut ignorer l’environnement social de ses patients : à la souffrance psychopathologique se joint une souffrance sociale multiforme. Ne peut on se demander si les "psys" ne sont pas devenus des thérapeutes de la crise de la société, diagnostiquant l’absence d’avenir comme le mal tenace de notre temps ; le manque de futur serait l’entrave aux capacités de subjectivation…

Pourtant la colère des mouvements sociaux, parfois violents, n'est elle pas au service d'une sorte de construction d'un vouloir "être ensemble" ? Et la violence, dite "fondamentale", mais "probablement fondatrice", participe aussi de la structuration du sujet. N'est elle pas lors au service d'une survie psychique ?

Avec la participation de :
Joyce AÏN, Catherine AMOYAL, Gérard BONNET, François ESTIVALS, Bernard GOLSE, Philippe GUTTON, Pierre MOLINIER, Tobie NATHAN, Nicole RAMAGE, René ROUSSILLON, Jean Luc SUDRES et Chantal ZAOUCHE...

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Rencontres précédentes

Rencontres 2010

Jeudi 14 Janvier 2010 : Daniel AJZENBERG
[Psychiatre Psychanlyste Membre de la SPP Expert auprès des Tribunaux].

"Une violence qui ne se dit pas"

Il sera évoqué la souffrance non seulement des abus sexuels de toutes sortes mais aussi les violences
en famille : enfants écartelés dans les séparations de couple, manipulation des enfants et certaines
constructions sadiques dans les fratries.
Au-delà des ces quelques pistes on peut parler de différentes violences, par exemple la violence
éducative actuelle par manque d’interdit.
Comme à son habitude Daniel AJZENBERG nous fera part de l’aspect émotionnel contre transférentiel
de ses approches.


Jeudi 10 Février 2010 : Yann Leroux
[Psychologue spécialiste des blogs sur Internet].

"Violence en ligne"

Les mondes numériques sont devenus un espace quotidien pour un nombre toujours plus grand de
personnes. La violence peut y être particulièrement brutale pour plusieurs raisons. Ils prédisposent
à la désintrication : on est ici et là-bas, en lien sans l’être tout à fait, dans des espaces qui n’ont pas
de lieux. Ensuite, ils prédisposent à une certaine désinhibition : seul devant son écran on peut être
amené a faire des choses que l'on ne ferait pas par ailleurs. Enfin, ces mondes sont aussi des espaces
dans lesquel nous avons à organiser le lien à l'autre. Partout, nous sommes jetés les uns avec et
contre les autres ce qui peut donner lieu à des modalités de liens parfois empreints d'emprise et de
violence. Violences en ligne abordera ces différents aspects de la vie en ligne à partir d'exemples.


Jeudi 4 Mars 2010 : Gérard Ostermann
[Psychiatre Professeur de Thérapeutique Psychothérapeute].

"L'anorexie: un corps en trop"

Comment comprendre cette violence infligée à soi-même chez ces jeunes filles ou jeunes femmes qui
ont pourtant tout pour plaire ?
Quelle est la fonction de ce comportement autodestructeur si ce n’est précisément de les rassurer de
leur donner l’impression d’être maitresses de leur destin.Tout excès cache son contraire que l’on
retrouve dans le couple infernal anorexie/ Boulimie
• Clandestinité de l'auto violence anorexique ou boulimique qui peut signer la répétition d'autres
violences subies autrefois et déniées, en particulier des violences non dites aux parents ou à l'un
des deux quand l'auteur de la violence est l'autre
• Explosion quand la violence se manifeste par une tentative de suicide
Cette souffrance en actes sur le corps est en effet en attente de décodage par l’autre c'est-à-dire
par l’adulte, le soignant : c’est clairement une souffrance en attente de rencontre.


Jeudi 8 Avril 2010 : Gérard Pirlot
[Psychiatre Psychanalyste Membre de la SPP
Professeur à l’Université Toulouse le Mirail].

"Les violences froides post modernes"

Notre société expose ses sujets non à des violences physiques (guerres) mais à des formes de
violences que nous qualifierons de "froides" : chômage, perte des grande structures symboliques
(états, idéologies,famille) pourvoyeuse de désarroi; perversion narcissique et harcèlement moral
entrainant des somatisations; dysqualification de la pensée de l'enfant occasionnant ultérieurement
des constructions état-limite; injonction au bonheur, aboutisant à un paradoxe (contrainte/bonheur);
nécessaire "réussite" pour soi-même entrainantdépression et dévalorisation de soi si le but n'est
pas atteint.
Peu détectables au quotidien car "immergées"dans un "mode de pensée" conformistes, hédoniste
et consummériste, ces violences froides, issues de"traumatismes froids", donnent des pathologies
en faux-self, états-limites, activent la quête de sensations(jeux vidéo, addictions, etc..) entraînant
des difficultés à mentaliser (hyperactivité de l'enfant avec trouble de l'attention), ceci au mépris de
la nécessaire stabilité, limite et sécurité que demande le psychisme pour se
développer et fonctionner.


Jeudi 6 Mai 2010 : Robert Faury
[Pychologue clinicien, Psychothérapeute Analyste bioénergéticien, Praticien EMDR,
Chargé d’enseignement à l’Université Toulouse le Mirail].

"De la violence aveugle à la saine affirmation de soi:
tout un apprentissage"


Pourquoi tant de mépris si souvent affiché vis à vis de la pulsion agressive ? Si celle-ci existe au
plus profond des gènes de chaque être vivant, du plus rudimentaire comme l’amibe au plus
développécomme l’homme,c’est bien qu’elle doit avoir son utilité dans la survie des espèces et
dans la perpétuationde la vie elle-même.
L’être humain souhaite s’élever au-dessus de la nature, soit ! Pour autant, peut-il se dispenser,
renier ou renoncer à cette pulsion agressive sans se mettre en danger ? Ne doit-il pas plutôt,
tout en restantrelié à sa nature,éduquer cette pulsion afin de lui donner une visée constructive
et structurante,tant dans une dimension individuelleque sociale ?
De quels outils dispose alors le thérapeute psycho-corporel pour permettre cet apprentissage
et commentpeut-illes utiliser ?

Jeudi 18 Novembre 2010 : Alain Roucoules
(Psychothérapeute, Formateur, Ancien Directeur des Etudes de l'I.S.S)

"Sanction-punition La Réparation"
ou comment sortir du répressif ?


En 1764 Césare Beccaria, juriste et philosophe, dans un ouvrage « Des délits et des peines »,
interroge la disproportion des châtiments lors de peines, dénonce la cruauté de certaines peines
et prône pour qu’elles soient le moins sévère possible, argumentant que ni la lourdeur de la peine
ni sa fonction d’exemple n’ont montré leur utilité. Il ouvre le débat qui depuis ne cesse d’opposer
les tenants du répressif et ceux du préventif.

La question de la peine lors d’actes délictueux n’a de cesse d’interroger les pratiques sociales,
d’inciter à produire des expériences dans le champs des pratiques éducatives et pédagogiques
(comme les Pédagogies Non Punitives) qui tentent de réduire les processus de punition,
les mouvements répressifs et d’exclusions des enfants et des adolescents aux comportements
difficiles dit violents. es approches imprègnent aussi de manière plus large le champ de l’éducation.

Nous tenterons de soutenir que la réparation est un acte de sanction qui peut s’inscrire dans une
pratique éducative et peut participer d’un processus de réhabilitation narcissique avec des publics
pour qui la seule punition est une violence.

Jeudi 9 Décembre 2010 : François Estivals
(Psychothérapeute, Accompagnateur Bénévole en soins palliatifs)

"Face à la violence de la maladie et de la mort
l'accompagnement en soins palliatifs"

Sujet difficile mais indispensable à aborder
La présence et le lien comme une réponse possible à la violence

Une écoute et un soutien, au domicile ou en institution,
pour les patients et leurs familles dans une démarche interdisciplinaire


De 20h30 à 22h30 à l'Espace du Sénéchal -
17 rue de Rémusat - 31 TOULOUSE
Participation de 10 €.

La Lettre du Mois


André Green, psychanalyste, artisan d'un dialogue avec l'ensemble des sciences humaines.

Né le 12 mars 1927 au Caire, le psychanalyste André Green est mort à son domicile parisien, le dimanche 22 janvier.

Par Roger-Pol Droit, lemonde.fr le 24/12/2012

Extranet des Psys
n° 27012012

Né le 12 mars 1927 au Caire, le psychanalyste André Green est mort à son domicile parisien, le dimanche 22 janvier.


Ce n'était pas un psychanalyste comme les autres. Il ne se contentait pas d'être grand clinicien, thérapeute avisé, pilier des institutions françaises et internationales. Ce qui caractérisait André Green, c'est avant tout une endurance inventive et obstinée pour penser après Freud, pour faire évoluer cette voie singulière qu'il a ouverte, en poursuivant un dialogue constant - ouvert, attentif, exigeant - avec les préoccupations les plus diverses des sciences humaines.

"La psychanalyse ne peut plus avancer dans sa réflexion si elle ne procède pas à une recherche sur la naissance et l'évolution des concepts qui sont les siens et sur leurs relations aux autres savoirs contemporains", confiait-il au Monde dans un entretien publié en 2003. Ces propos résument l'essentiel de ce qui fut, durant plus d'un demi-siècle, son programme de travail. Il l'a conduit, au fil d'une trentaine de livres - et d'innombrables articles, conférences et séminaires -, à confronter les "idées directrices" de la psychanalyse à celles de la philosophie, de la linguistique, des neurosciences ou de l'anthropologie.

Le long parcours d'André Green commence en Egypte, où il passe sa première jeunesse et fait ses études au lycée français du Caire. Il vient vivre à Paris à 19 ans, en 1946, pour ses études de médecine, qui sont suivies d'un internat de psychiatrie en 1953.

C'est à l'hôpital Sainte-Anne qu'il fait la connaissance d'Henry Ey, puis de Jacques Lacan, dont il se retrouve proche au cours des années 1960. Il se sépare de Lacan en 1967, en raison de désaccords théoriques et pratiques, qui ne l'empêcheront d'ailleurs jamais, en dépit des polémiques, de reconnaître l'apport de Lacan au renouveau de la théorie freudienne. Toutefois, c'est plutôt avec Winnicott et Bion, qu'il a contribués à faire lire en France, qu'André Green a préféré cheminer.

Bien que l'ampleur et la diversité de ses travaux rendent difficile tout résumé, il est possible de discerner, dans cette oeuvre foisonnante, des fils directeurs durables. Le premier concerne la question des limites. Plusieurs ouvrages d'André Green portent sur ces états-limites, difficiles à classer, qui se tiennent entre névrose et psychose, notamment L'Enfant de ça. Pour introduire une psychose blanche, avec Jean-Luc Donnet (Minuit, 1973), ou La Folie privée. Psychanalyse des cas-limites (Minuit, 1990, Gallimard, "Folio", 2003).

Mais la question des limites n'a cessé de le préoccuper également au sujet des pouvoirs thérapeutiques de la psychanalyse. Loin du triomphalisme comme de l'illusion d'être infaillible, Green n'a cessé d'insister, par lucidité, sur les difficultés et même les échecs de la psychanalyse - comme en témoigne l'un de ses derniers ouvrages, Illusions et désillusions du travail psychanalytique (Odile Jacob, 2010) - sans renoncer pour autant à tracer des perspectives pour l'avenir.

Second fil directeur : sa mise en lumière du travail du négatif dans la vie psychique. Entamée sur des études de cas individuels avec Narcissisme de vie. Narcissisme de mort (Minuit, 1983), cette réflexion s'est poursuivie notamment avec Le Travail du négatif (Minuit, 1993) et s'est étendue à la sphère de la culture avec Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ? (Panama, 2007, rééd. Ithaque 2010).

Enfin, c'est autour des spécificités de la vie psychique, de la singularité de ses rapports à la causalité, au temps, aux affects, au discours vivant que sont consacrés plusieurs autres travaux du théoricien, confirmant de thème en thème cette évidence : l'axe central de sa recherche fut toujours de cerner ce qui fait la cohérence propre des processus psychiques, souvent fort différente de notre fonctionnement intellectuel quotidien.

Le sens de l'exploration

On ne saurait oublier que cet homme généreux, passionné en amitié, curieux de tout, continûment attentif aux nouvelles idées, était aussi grand amateur d'art, de musique et de littérature, comme le montrent ses écrits sur Léonard de Vinci, les tragiques grecs, Shakespeare, Joseph Conrad ou Henry James. De son influence, plusieurs volumes d'hommages témoignent, où l'on remarque des signatures aussi diverses que celles de l'anthropologue Maurice Godelier, de l'helléniste Jean Bollack, du neurologue Jean-Didier Vincent ou du poète Yves Bonnefoy.

C'est aux grands humanistes de la Renaissance, en fin de compte, qu'André Green fait penser. On retrouve chez lui les mêmes traits que chez eux : appétit de savoir, sens de l'exploration intellectuelle, goût des dialogues, des découvertes et des polémiques. Et la volonté d'avancer dans la compréhension de l'humaine énigme.

Mais ce nouvel humaniste avait lu Freud, et devait en tenir compte. Il s'y est employé avec un sens très aigu de la pédagogie comme de la rigueur intellectuelle. C'est ce qui le rend, à jamais, original et passionnant.


Dates clés

12 mars 1927 Naissance au Caire.
1946 Etudes de médecine à Paris.
1973 "L'Enfant de ça", avec Jean-Luc Donnet (Minuit).
1983 "Narcissisme de vie. Narcissisme de mort" (Minuit).
1990 "La Folie privée. Psychanalyse des cas-limites" (Minuit).
2010 "Illusions et désillusions du travail psychanalytique" (Odile Jacob).
22 janvier 2012 Mort à Paris.

 

 

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Brèves

 

Sortie du magnifique CD de Henri Barda au piano
Johannes Brahms (1833–1897)
Klavierstücke, op. 76
Caprice en fa dièse mineur - Caprice en si mineur - Intermezzo en la bémol majeur - Intermezzo en si bémol majeur - Caprice en ut dièse mineur
Ludwig van Beethoven (1770–1827)
Sonate pour piano n° 28 en la majeur, op. 101
Frédéric Chopin (1810–1849)
Barcarolle en fa dièse majeur, op. 60
Ballades N° 1 en sol mineur, op. 23 - N° 2 en fa majeur, op. 38 - N° 3 en la bémol majeur, op. 47 - N° 4 en fa mineur, op. 52
Henri Barda, piano


Henri Barda est le secret le mieux gardé du piano français. Dans les années 70, la parution de son album des Sonates 2 et 3 de Chopin chez Calliope, porté aux nes par la Tribune des critiques de disques sur France Musique, avait créé la sensation. D'ou pouvait donc bien venir ce discours musical si puissant et si doux, si évident et si convaincant ?

On avait oublié ce type de piano, en ces années où la course à la technicité, engagée par la version Pollini / DG juste publiée alors des Etudes de Chopin, militait pour une foutue modernité qui a conduit à cet insupportable "pianisme international" sans chair et sans saveur qui a commis tant de desastres. Les années 80 et 90, grâce aux innombrables rééditions discographiques d'enregistrements anciens, nous ont permis de lever le voile sur le passé, et de découvrir que le piano tel qu'on le jouait et l'enseignait fin-XIXè début XXè n'était pas ce genre larmoyant, rubatisé n'importe comment qu'on nous avait décrit, mais un Art où avaient excellé des artistes majeurs, instrumentistes supérieurs et personnalités imaginatives si libres.

Pourquoi cette évocation ?

Parce que Henri Barda, qui a grandi au Caire, y a connu l'enseignement d'un certain Ignaz Tiegerman (1893–1968).
D'abord élève de Leschetizky, Tiegerman a surtout eu comme Maître Ignaz Friedman, qu'il considérait comme son mentor. Et Friedman a un jour declaré que Tiegerman était le plus grand talent avec qui il avait jamais travaillé. Pour beaucoup, Tiegermann fut un artiste qui n'avait d'égal que Vladimir Horowitz. Ces enregistrements, pour la plupart précaires, ont tous été réédités par le label Arbiter au cours des dernières années.
La santé fragile de Tiegerman le conduisit à passer une grande partie de sa vie au Caire, où il fut donc le professeur de Barda, mais aussi de l'intellectuel palestinien Edward Saïd, cher ami de Barenboïm avec lequel il a signé deux livres, de Mario Feninger ou du Prince Hassan Aziz Hassan.

Voilà donc, d'ou venait la manière, le son, la liberté d'allure de ce Henri Barda découvert avec ses sonates de Chopin. Henri Barda qui nous revient avec cet album SISYPHE consacré à Brahms, Beethoven et Chopin, enregistré au Japon... où il est une véritable vedette !

(c) Abeille Musique AMCD SARL. Tous droits réservés.

Vous pouvez le commander sur le site de l’éditeur www.abeillemusique.com/sisyphe

 

Resixlience : Indice Libre de Resilience Locale/ Pic Pétrolier

Projet de recherche libre pour un indice d'évaluation global de la résilience locale / pic pétrolier. Méthodologie simple et pérenne d'évaluation de la résilience territoriale d’une collectivité et de sa dépendance au pétrole.

Pierre Aïn travaille avec Benoit Thevard, au projet "d’aider les citoyens et les élus locaux à cheminer ensemble, à parler le même langage et à s’apporter mutuellement leurs forces complémentaires en les accompagnant dans la sensibilisation, l’évaluation de leur résilience territoriale face au pic pétrolier et l’évolution vers la transition".
Depuis 2010, ils travaillent sur une méthodologie simple et pérenne d'évaluation de la résilience territoriale d’une collectivité et de sa dépendance au pétrole.
Ce blog est le carnet de laboratoire du projet de recherche libre pour un indice d'évaluation globale de la résilience locale face au pic pétrolier.

CarMed vous invite à critiquer, modifier, diffuser ce travail qui ne peut réellement avoir de sens que s’il est partagé !

http://www.resixlience.fr/

Joyce AÏN:
« Réminiscences, entre mémoire et oubli...
»

Préface de Boris Cyrulnik

Dans le processus de permanence de notre identité, la mémoire et ses réminiscences assurent la continuité de notre histoire. Corrélation et interaction entre passé et présent, la réminiscence est-elle une image qui fait effraction ? Une sensation qui s'impose, tel un goût de « madeleine » ? Une émotion connue mais inconnue qui revient quand on ne l'attend pas ?

Les réminiscences s'inscrivent dans le cours de la vie et dans le cours du processus thérapeutique comme des signes informatifs ou des signaux d'alerte, d'où qu'ils viennent. Elles nous indiquent comment les traces sensorielles et émotionnelles, déjà présentes chez le fœtus, organisent le développement normal ou le fixent sur un mode pathogène ou traumatique, vont et viennent, s'absentent parfois pour toujours. Mais elles nous indiquent aussi un possible chemin vers la résilience...

Cet ouvrage propose un débat d'idées stimulant autour de ces questions de réminiscences, mémoire et oubli : réflexions psychanalytiques, hypothèses cliniques, pratiques thérapeutiques aux confins du corps et du psychisme, du préverbal et du verbal, du bébé et de l'adulte, de l'individuel et de l'interpersonnel, de la souffrance et de la résilience.

http://www.carmed.fr/page-208-Reminiscences.htm


Tobie Nathan:
« La nouvelle interprétation des Reves
»

Le rêve, signal d'alerte. Un siècle après L'Interprétation des rêves (1899) de Freud, il peut sembler audacieux d'en proposer une version ''nouvelle'': Par Frédéric Keck, Le Monde du 12/05/2011 PSY EN MOUVEMENT n° 12052011

Un siècle après L'Interprétation des rêves (1899) de Freud, il peut sembler audacieux d'en proposer une version "nouvelle". Le défi est brillamment relevé par Tobie Nathan, et permet de mesurer l'innovation que constitue l'ethnopsychiatrie. Cette discipline, qu'il a fondée à la suite de Georges Devereux (1908- 1985), propose en effet de traiter les troubles mentaux à partir de la culture des patients. Elle substitue au discours savant sur l'inconscient un dispositif d'enquête collective sur les êtres qui apparaissent dans le trouble. Conséquence : là où la psychanalyse voit dans le rêve un ensemble de symboles à décoder, l'ethnopsychiatrie décèle un signal d'alerte appelant une forme de prédiction.


Boris Cyrulnik:

« Et mourir de dire: la honte
»


C'est ce "théâtre intime" de la honte qu'explore ce nouveau livre de Boris Cyrulnik, honte d'être trop gâté par la vie ou trop pauvre, honte de ce qu'on a fait ou de ce qu'on n'a pas eu le courage de faire...

Comme d'habitude depuis quinze ans, pourrait-on dire. Voix grave, lente et rassurante, Boris Cyrulnik a écoulé plus de 1,5 million d'exemplaires de ses différents ouvrages, éditions de poche comprises . Ils ont été traduits dans une bonne quinzaine de langues: le coréen, le serbe, le roumain, le suédois, l'allemand… Ils remportent le même succès aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou dans les pays arabes.


Dominique Yufera
« J'suis prête
»

" J'suis Prête ! " Titre ambigu, attisant la curiosité.
Le lecteur éventuel feuillettera quelques pages et prendra des bribes de la vie Camille en pleine figure : "un récit de vie contemporaine, rien de bien difficile."

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Rencontres psy

Rencontres 2012

Mercredi 18 Janvier 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La Tosca (Pucini)"

Mercredi 25 Janvier 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La flute enchantée (Mozart"

Mercredi 1er Février 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La Boheme (Pucini)"

Mercredi 8 Février 2012 : Emilio Varela Da Veiga

"La Traviata (Verdi)"

 

De 20h30 à 22h à l'Institut Huguette Fromentin
27 Bld des Minimes (près Etap Hotel)- 31 TOULOUSE
Code d'entrée 48 18

Participation de 6 € (la première conférence est gratuite)



Historique:

L’Institut musical Huguette Fromentin est né sous l’impulsion d’Emilio Varela da Veiga,
qui n’a de cesse de partager et transmettre sa passion pour la musique.

Musicien, musicologue, conférencier, chef d’orchestre, il met à profit sa grande expérience
de l’enseignement et de la scène (notamment avec le groupe dont il est le fondateur,
Take Five Orchestra), pour développer une pédagogie mettant la musique à la portée de tous.

Conférences:

Emilio Varela da Veiga propose des cycles de conférences sur la musique et son histoire:
Opéra, Musique classique, Jazz, Musiques d’ailleurs.

Dans le but de développer une culture musicale et permettre à l’auditeur
de mieux appréhenderet apprécier les oeuvres, celles-ci sont analysées et expliquées,
et l’histoire des compositeurs évoquée.

Projection video, écoute commentée des oeuvres, tout est mis en oeuvre
pour une bonne compréhension des thèmes abordés.

 

En savoir plus

haut de page La Source - 26 chemin du Bessayré - 31240 SAINT JEAN
Tél. (33) 05.61.74.23.74 / Fax : (33) 05.61.74.44.52 / Mail :